Vacances 2020

Vers la fin de juin, la situation avec la COVID-19 a clairement démontré que les vacances d'été organisées ne pouvaient plus avoir lieu, quelques amis à Toronto se sont réunis pour partager leur désir et ensuite proposer des vacances alternatives.
Adam Giancola

Au cours des mois précédents, la situation avec la COVID-19 a clairement démontré que les vacances d'été normalement organisées au Canada ne pouvaient plus avoir lieu. En Juin, quelques amis de Toronto se sont réunis pour discuter de la possibilité d'organiser des «vacances alternatives».
Alors, les rassemblements étaient limités à 10 personnes, l’éloignement physique était obligatoire et la plupart des lieux publics intérieurs restaient fermés. Malgré ces limites et sans avoir un plan déjà fait, les amis de la communauté souhaitaient tout de même vivre ensemble une forme de vacances.

L'idée des vacances: «Un paradigme de la Vie»

Anthony Savidge était à la première réunion de planification, et il raconte la réaction des personnes présentes vis-à-vis de l’idée de planifier des vacances durant une pandémie: «Quand nous avons commencé à discuter des possibilités, j'espérais de pouvoir organiser quelque chose de beau pour la communauté, pourtant J'étais plein de doutes. Je me suis surpris à me demander «à quoi ça sert?» Parce que dans mes pensées, les vacances dépendaient d’un cadre particulier, de conforts particuliers et surtout de la possibilité de se réunir physiquement en tant que communauté. Lors de notre première réunion, presque tout le monde partageait ce sentiment, mais il était également clair que notre désir était plus grand - et que nous désirons quelque chose de plus grand que notre scepticisme. »

Le comité de planification a commencé par lire un texte du P. Carron à propos des vacances CL, dans lesquelles il décrit les vacances comme «un paradigme de vie». Pour Anthony, le souvenir des vacances précédentes préservaient quelque chose de beau: «C'est un souvenir que je garde tout le temps avec moi; d'avoir été regardé par des yeux pleins d'amour et d'émerveillement. »
Partant de ce souvenir, il «ne pouvait s'empêcher de vouloir le partager, même s'il n'avait pas exactement la même forme que les années précédentes».

Au lieu des vacances habituelles de 5 jours, l'idée des vacances alternatives a été d'organiser plusieurs événements au cours de l'été, y compris des jeux, des présentations sur Saint Augustin et Vincent Van Gogh, un témoignage du Dr Amedeo Capetti, et un pèlerinage dans un sanctuaire local. Le but de ces vacances alternatives a été de s'accompagner pendant tout l'été, en suivant un chemin indiqué par les points des Exercices Spirituel. Certains événements ont eu lieu sur Zoom, mais avec une certaine créativité et lorsque les circonstances l'ont permis, la communauté a également réussi à se rassembler.



«J'étais conscient d'être préféré»

L'un des premiers défis auxquels le comité de planification a été confronté était d'organiser un jeu pour près de 70 personnes tout en suivant les règlements provinciaux sur l’éloignement physique. Après plusieurs semaines de planification minutieuse, le résultat était une chasse au trésor virtuelle à High Park, avec des équipes pré-assignées, des points de rencontres, des énigmes et des emplacements d'indices – le tout organisé e guidé sur WhatsApp.

Anthony, en particulier, a passé plusieurs heures à travailler sur ces détails et décrit ainsi l'expérience de la planification du jeu: «Je me rends compte maintenant que tout le temps que j'ai passé à vélo autour de High Park ou à écrire des énigmes pour les équipes était un temps passé avec mes amis, accompagné par leur visage. Ce n'était pas n'importe quel jeu sur lequel je travaillais, c'était un jeu pour mes amis, et à cause de cela, le travail était léger. »


Le jour des jeux, près de 70 personnes de Toronto se sont rassemblés à différents endroits de High Park. Après avoir résolu chaque énigme, les équipes devaient envoyer une photo ou une vidéo à leur coordinateur pour montrer qu'elles avaient terminé la tâche et pour obtenir l'indice suivant. Anthony été frappé par la joie de tout le monde ce jour-là, malgré la température de 40 degrés: «Alors que je me promenais et que je voyais tous mes amis courir dans le parc en s'amusant, j'ai aussi remarqué les autres personnes dans le parc, et je me suis dit: «ces gens ne peuvent probablement même pas imaginer ce que nous faisons ici aujourd'hui – ils ne peuvent même pas concevoir de passer une journée comme celle-ci, ce qui est très normal, et je ne dis pas cela pour les critiquer. Mais j'étais conscient d'être préféré, car même en ce jour à 40 degrés, j'étais heureux de ne pas aller à la piscine seul ou de boire une bière fraîche, mais en fait d'être avec mes amis - des amis qui partagent le même besoin profond que moi, même si c'était via WhatsApp ou à distance. »

«Le Christ peut vraiment nous rencontrer dans toutes les circonstances»

Depuis cette première rencontre fin juin, qu'est-ce qui a changé pour ceux qui ont été invités à planifier ces vacances? Pour Anthony, beaucoup de choses sont encore les mêmes. Il est encore parfois stressé par l'idée de passer des heures supplémentaires à organiser des activités pour la communauté. Cependant, le changement c'est d'avoir vécu « l’expérience que je reconnais comme celle des apôtres avec Jésus lorsqu’il a nourri les foules affamées, moi aussi je lui offre le peu que j'ai et je le vois le multiplier».

On a également découvert qu'il est possible d'être libre même lorsque les circonstances semblent contraignantes ou peu propices. Anthony dit qu'il a été défié par d'autres membres du comité de planification de vérifier si les éléments essentiels des vacances consistent vraiment à manger, à se détendre et à prier ensemble: «Toutes ces choses peuvent être agréables, mais comme je l'oublie si souvent, elles ne sont pas la source du changement qui se produit en moi pendant les vacances; ils ne touchent que les extérieurs, et parfois je confonds l’un avec l’autre.

En fait, Anthony a observé qu'on lui a demandé «de vérifier s'il est vrai que le Christ peut vraiment nous rencontrer en toute circonstance». En regardant son expérience, il voit que même une circonstance défavorable peut être un terrain fertile pour quelque chose de beau: « Je pensais que tout le monde était fatigué des réunions Zoom, et j'ai pensé que nous devions être physiquement ensemble en tant que communauté en afin de permettre à Sa Présence d'entrer. Mais les signes de Sa Présence étaient clairs, en particulier lors de l'appel Zoom que nous avons eu avec le Dr Capetti. Il nous a joyeusement appelé de sa voiture sur le chemin du retour de l'hôpital et il nous a rappelé de ne pas nous contenter de choses qui sont insuffisantes pour notre cœurs."